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La princesse Yennenga, l’héroïne éternelle

L’étalon d’or du Yennenga, la célèbre récompense du FESPACO au Burkina Faso, les étalons sportifs ou tout simplement l’emblème du pays contenant deux chevaux blancs. Ces symboles vous interpellent n’est-ce pas? Eh bien ! Il fait partie intégrante de l’histoire du pays des hommes intègres.

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Yennenga, le symbole du Burkina Faso

Yennenga est une princesse originaire du royaume de Dagomba, fille du naba Nedega et de la reine Napoko. Elle est la fondatrice du royaume Moogo (rassemblant les peuples mossis) dans l’actuel Burkina Faso.

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L’emblème du Burkina Faso

C’est en voulant fuir son destin qu’elle rencontre Rialé, un chasseur de sang princier. De leur union naît un garçon prénommé Ouédraogo (mot signifiant « cheval mâle » ou « étalon ») en l’honneur du destrier blanc qui conduisit la princesse au jeune chasseur. Yennenga est une figure très populaire au Burkina Faso et le patronyme Ouédraogo est le plus courant chez les Mossis.

Une guerrière qui a marqué son époque

Selon la tradition orale mossie, Yennenga de son vrai nomnote, est née dans la ville de Gambaga, au nord du Ghana actuel, entre le XIe et le XVe siècle. La princesse était le premier enfant du roi, qui désespérait d’avoir un héritier malgré ses nombreuses épouses. Même s’il fut déçu de ne pas avoir d’héritier mâle, le roi aimait sa fille plus que tout. La jeune fille, quant à elle, avait une passion pour les animaux et en particulier les chevaux.

Étalon d’or

Le tempérament ardent de la jeune princesse, la poussa à braver les interdits et elle demanda à son père l’autorisation de chevaucher à ses côtés. D’abord hésitant, son père finit par lui accorder ce qu’elle souhaitait car il ne pouvait rien lui refuser. La princesse accompagna son père dans ses longues chevauchées puis, faisant preuve d’une grande adresse, elle l’accompagna à la guerre où elle devint rapidement une redoutable amazone.

Yennenga, la rebelle

Bien que féroce guerrière, la princesse n’en était pas moins devenue une belle jeune femme, fine et élancée. Son surnom de Yennenga (la mince) en était la preuve. Malgré ses atouts, son père refusait tout prétendant qui s’intéressait à elle. Ainsi, la nuit suivante, l’insoumise princesse parvint à quitter sa prison, à rejoindre l’écurie royale et à s’enfuir sur sa monture favorite, un étalon blanc.

Yennenga se retrouva seule, loin de son royaume dans la région des Bissas et y rencontra son futur époux Rialé.

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La fierté de tout un peuple

De leur union naquit un garçon qu’ils prénommèrent Ouédraogo (mot signifiant « cheval mâle » ou « étalon ») en l’honneur du destrier qui avait guidé la princesse vers le chasseur. Le garçon hérita des qualités de ses deux parents : fier, habile, intelligent et courageux, il fit rapidement leur fierté.

monument de la princesse

Le village qu’ils fondèrent fut ainsi baptisé Morosi (Moro=homme et si=beaucoup en bambara), nom qui, par déformation, devint Mossis. Le royaume mossi et son peuple étaient nés.

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